Engagé aux côtés des planteurs
Dynamiser la prospérité économique et sociale de notre région du Mayombe, par la production et la commercialisation de produits agricoles de qualité (café et cacao), cultivés selon les principes d’une agriculture en harmonie avec la nature (agroforesterie) et plaçant les familles de nos membres au cœur de nos préoccupations.
Nos actions sur le terrain tendent à affronter simultanément les méfaits de la pauvreté rurale, la dégradation environnementale et le changement climatique, tout en aidant les communautés villageoises à rendre leurs activités plus rentables et plus attractives pour les prochaines générations
Nous souhaitons soutenir les efforts de nos membres à préserver et restaurer les écosystèmes naturels de leurs champs, qui sont les fondements de leurs moyens de subsistance, de leur sécurité alimentaire et de leurs revenus.
Redynamiser un territoire oublié

Dans les années 1950’, on dénombre des milliers d’hectares de caféiers, de palmeraies et six huileries industrielles orientées vers l’exportation. Lukula est un centre névralgique de cette industrie.
On défriche d’importantes surfaces pour planter du café et du cacao. Plusieurs entreprises internationales s’installent à Lukula pour son emplacement stratégique au cœur du Mayombe.
L’exploitation de la forêt pour ses essences de bois noble est intensive. Après avoir exploité les grumes de qualité, les sociétés se tournent vers le « contreplaqué » et continuent à décimer la forêt, produisant et exportant des panneaux de bois. Ayant épuisé les ressources forestières, les acteurs quittent la place, laissant derrière elle des forêts défigurées.
La région du Mayombe a longtemps fait la fierté d’un Congo perçu par l’Europe comme une puissance agricole. Entre les années 1920 et 1980, des volumes colossaux de produits tropicaux transitent par le port de Boma. Café, cacao, huile de palme, caoutchouc sont exportés vers les marchés européens. Un chemin de fer est construit pour relier le port de Boma à Tshela. L’attractivité agricole et industrielle du Mayombe atteint son apogée au milieu du siècle dernier, avec des milliers de plantations diverses, essentiellement aux mains d’expatriés européens. Ces exportations rapportent de précieuses devises au Gouvernement et génèrent des prélèvements de taxes considérables pour alimenter les caisses de l’Etat.
Malheureusement, un processus de décolonisation raté, suivi de troubles politiques, de guerres et d’instabilité permanente auront raison de la puissante RDC agricole. Les plantations sont abandonnées et l’activité économique recule rapidement. Lukula retombe dans l’oubli. Le café du Mayombe disparait du marché international – seuls neuf containers de café (170 tonnes) auraient été exportés de cette région entre 2013 et 2023.
Après ce désastre agricole, industriel, social, il est temps de croire à un nouveau départ pour le Mayombe. Et cette fois sans miser sur une approche coloniale et les grandes plantations industrielles. La relance doit passer par les petits planteurs – c’est le credo de Cayombe !
